Les vendeurs de la FNAC Saint Lazare

Jul 13, 15 | by Benoit Mahé

Fnac saint Lazare, samedi 4 juillet 11h30. C’est en short et en sueur que je rentre dans le magasin fétiche. Je viens de courir dans Paris. Longer le boulevard des Batignolles; rejoindre dans le Parc Monceau les joggeuses fluorescentes et les coureurs du week end à court de forme, L’arc de triomphe, quel plaisir de courir à Paris sans tirer une valise à roulettes. Je rejoins la Seine, la traverse puis la longe jusqu’au Pont des Arts, je suis les tuileries pour observer les japonais se faire photographier devant la pyramide. Puis le palais royal , opéra et… les grands magasins.

Et là, devant le Printemps, je me rappelle une conversation avec Enrique Mendoza. DRH du Palacio de Hierro, chaine de grands magasins emblématique du Mexique, fondée par une famille française en 1870. Enrique est certainement l’un de mes clients les plus cultivés. Il avait établi une liste des 200 romans indispensables à sa culture, et les a religieusement tous lus, en français, en anglais et en latin dans le texte. Une conversation avec lui, outre de permettre de se retrouver sur des valeurs essentielles, est un voyage dans la littérature et la culture. Lors d’un récent déjeuner à Mexico DF, il m’avait évoqué l’influence du roman de ZOLA Aux Bonheurs des dames. Je pénètre donc à la Fnac afin de trouver cet ouvrage pour parfaire mon étude sur les comportements des clientes et l’essence même de l’histoire et de l’évolution des formats commerciaux. Une fois trouvé le roman de Zola, comme toujours, les vendeurs de la FNAC me démontrent leur connaissance-produit. :

«Bonjour je cherche le livre d’un philosophe que j’ai écouté à la radio cette semaine ; il s’appelle Antoine ou Alexandre ; il vit en Corée je crois.

  • C’est Alexandre Jolien, peut-être ?
  • Trop fort… encore une fois ! »

Bref, je profite pour préparer mon stock de lectures de l’été, et me dépanner d’un chargeur de téléphone. En caisse, la caissière me demande une pièce d’identité car ma Carte de crédit n’est pas à pin mais à signature ! et pour mon footing, j’ai pris seulement l’essentiel… pas de pièce d’identité, donc ! Et re-ticket, pour annuler la vente, mes protestations trop timides ne semblant pas convaincre. Une fois le ticket d’annulation en main, je crois trouve la parade :

  • ah, je suis auteur et mon ouvrage se trouve en rayon FNAC. Ma photo s’y trouve.

La caissière me regarde, perplexe, et me répond :

  • Ça ne change rien, mais si vous allez le chercher je vous appelle la sécurité, et vous verrez ça avec eux !

Je redescends donc 3 minutes plus tard avec « Coaching et Vente au détail » éditions Maxima. La caissière fait signe au chef de sécurité qui avec son oreillette et son air d’avoir peu d’amis s’approche, tel un médecin porteur de mauvaises nouvelles. Il me fait comprendre que la caissière ne fait que respecter les règles. Une minute d’argumentation plus tard, il accède gentiment à autoriser la vente. Je lui explique d’ailleurs le sujet du livre… et l’invite dans ses temps morts à le parcourir !

Conclusions :

  • Ainsi donc si un jour vous trouvez un post sur notre blog concernant le roman de Zola, vous saurez que c’est grâce à une caissière de la Fnac sérieuse et à un chef de sécurité intelligent. En plus d’être bien informés sur leurs produits, ils sont consciencieux dans leurs processus.
  • Je ne sais pas si mon livre m’ouvrira les portes du succès, mais en tous cas il m’aura, au moins une fois permis, cher éditeur Maxima, de… carte d’identité !

Paris, le 4 juillet 2015.

 

 

 

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